Choisir ce modèle Voir le catalogue
Espace client
Donation à ses enfants : transmettre de son vivant et maîtriser la fiscalité

Donation à ses enfants : transmettre de son vivant et maîtriser la fiscalité

Publié le : 28/05/2026 28 mai mai 05 2026

Dans le cadre d’une transmission familiale, la donation permet d’anticiper une succession, d’aider ses enfants au bon moment et de mieux organiser son patrimoine. Cette question se pose souvent autour d’un bien immobilier, d’une résidence familiale, d’un terrain ou d’un patrimoine locatif dans le Var, notamment à Draguignan, Lorgues, Trans-en-Provence ou Les Arcs.

Une donation doit toutefois être préparée avec méthode. Elle produit des effets juridiques importants et peut avoir des conséquences juridiques et fiscales différentes selon la situation familiale, l’âge du donateur, la nature des biens transmis et les donations déjà consenties.

 

Pourquoi donner de son vivant à ses enfants ?

Donner de son vivant permet d’organiser progressivement la transmission du patrimoine. Cela peut notamment permettre :

  • d’aider un enfant à acheter sa résidence principale
  • de transmettre un bien immobilier situé dans le Var
  • d’éviter une indivision complexe au décès
  • de répartir équitablement ou selon votre souhait les biens entre les enfants
  • d’utiliser les abattements fiscaux disponibles

 

Concrètement, un parent peut donner une somme d’argent, un terrain, une maison, un appartement, des parts de SCI en pleine propriété ou en nue-propriété.

La donation est un acte par lequel une personne transmet gratuitement, de son vivant, un bien à une autre personne, qui doit l’accepter.

 

L’abattement de 100 000 € par parent et par enfant

En ligne directe, chaque parent peut donner jusqu’à 100 000 € à chaque enfant sans droits de donation, sous réserve de ne pas avoir déjà utilisé cet abattement dans les 15 années précédentes. Un couple peut donc transmettre jusqu’à 200 000 € à chaque enfant en franchise de droits, si les conditions sont réunies.

 

Cet abattement se renouvelle tous les 15 ans. Il peut donc être pertinent d’anticiper suffisamment tôt, surtout lorsque le patrimoine comprend un ou plusieurs biens immobiliers dont la valeur peut évoluer.

En pratique, il faut toujours vérifier les donations antérieures. Pour calculer les droits, l’administration tient compte des donations consenties depuis moins de 15 ans.

 

Le don familial de somme d’argent : un outil complémentaire

Sous conditions, un parent peut également transmettre une somme d’argent à son enfant avec une exonération spécifique de 31 865 €. Cette exonération peut se cumuler avec l’abattement classique de 100 000 €, notamment lorsque le donateur a moins de 80 ans et que l’enfant bénéficiaire est majeur ou émancipé.

Cette solution peut être utile pour aider un enfant à financer un premier achat immobilier ou un projet de vie. Elle suppose cependant de respecter les formalités déclaratives.

 

Donation ou donation-partage ?

La donation permet de transmettre un bien immobilier ou une somme d’argent à un ou plusieurs enfants. Elle reste très utile dans de nombreux cas, mais il peut y avoir des ajustements au moment de l’ouverture de la succession, notamment si les biens donnés ont des valeurs différentes.

La donation-partage permet, de son vivant, de donner et de répartir tout ou partie de ses biens entre ses héritiers. Elle est souvent utilisée pour organiser une transmission plus stable entre les enfants.

En pratique, la donation-partage est particulièrement intéressante lorsqu’il existe plusieurs biens différents ou de nature différente : une maison familiale dans le Var, un appartement locatif, un terrain constructible, des liquidités ou des parts de société civile immobilière…

Elle permet d’éviter certaines difficultés ultérieures, de revalorisation, de dépréciation des biens donnés entre les enfants.

 

Donner la nue-propriété tout en conservant l’usage du bien

La donation avec réserve d’usufruit est fréquemment utilisée pour transmettre un bien immobilier tout en conservant une certaine maîtrise.

Concrètement, les parents donnent la nue-propriété du bien à leurs enfants, mais conservent l’usufruit. Cela signifie qu’ils peuvent continuer à habiter le bien donné ou à en percevoir les loyers.

Fiscalement, les droits de donation sont calculés sur la valeur de la nue-propriété transmise, et non sur la pleine valeur du bien. Ce qui permet de réduire la valeur transmise. Cette valeur dépend de l’âge de l’usufruitier au jour de la donation, selon un barème fiscal.

Par exemple, si un parent conserve l’usufruit d’un appartement loué, il continue à percevoir les loyers. Les enfants deviennent nus-propriétaires. Au décès du parent usufruitier, l’usufruit s’éteint et les enfants deviennent pleins propriétaires, sans droits supplémentaires liés à cette extinction. Le bien a été transmis du vivant du donateur et ne se retrouve dans l’actif de la succession.

Cette solution doit toutefois être analysée avec soin, notamment en cas de revente du bien, de besoin de liquidités ou de mésentente familiale.

 

Quels biens peut-on donner ?

La donation peut porter sur différents types de biens :

  • Une résidence principale ou secondaire
  • Un bien locatif
  • Un terrain
  • Des parts de SCI ou SARL de famille
  • Une somme d’argent
  • Un portefeuille financier
  • Une entreprise ou des parts sociales

 Dans le Var, la donation d’un bien immobilier nécessite une attention particulière quant à l’évaluation du bien qui est un point crucial. L’estimation du bien donné doit être cohérente avec le marché local que le bien soit situé à Draguignan, Callas, La Motte, Figanières ou Lorgues… Une sous-évaluation peut être discutée et remise en cause par l’administration fiscale. Une surévaluation peut créer un déséquilibre entre héritiers.

Le notaire quant à lui se charge de son coté de vérifier la situation hypothécaire, l’urbanisme, les servitudes, de calculer la fiscalité applicable et attirer l’attention sur la fiscalité future en cas de vente.

 

Points de vigilance

La donation est en principe irrévocable. Il faut donc conserver les moyens nécessaires pour vivre, financer d’éventuels frais de dépendance (changement de cadre de vie, EHPAD, maison de retraite…) et préserver l’équilibre familial.

Il convient également de vérifier en amont avec le notaire :

  • Les donations déjà consenties
  • Le régime matrimonial des parents
  • L’existence d’enfants issus de différentes unions
  • La valeur réelle des biens transmis
  • Les conséquences en cas de vente future
  • L’impact éventuel sur l’impôt sur la fortune immobilière (IFI)
  • Les clauses particulières à insérer dans l’acte

Certaines clauses peuvent être intégrées, comme une réserve d’usufruit, une interdiction de vendre du vivant du donateur, d'hypothéquer le bien donné, un droit de retour conventionnel ou une clause d’exclusion de communauté du donataire. Leur pertinence dépend de chaque dossier.

 

Ce qu’il faut retenir

La donation à ses enfants est un outil efficace pour anticiper la transmission du patrimoine, notamment lorsqu’il existe un bien immobilier ou un patrimoine familial à organiser.

Mais une donation ne se limite pas à un calcul fiscal. Elle engage l’avenir familial et patrimonial. Un échange préalable avec le notaire permet d’adapter la solution à votre situation, à vos objectifs et à la composition de votre patrimoine.

Pour approfondir ce sujet, vous pouvez consulter nos pages dédiées à la transmission de patrimoine, à la succession, à la donation-partage et prendre contact avec l’office notarial via le formulaire de contact ou par téléphone au 04 12 39 59 30

Par mail : office@83034.notaires.fr

Et à prendre rendez-vous en ligne : https://www.mondossiernotaire.fr/RdvEnLigne?crpcen=83034

Historique

<< < 1 > >>
Navigateur non pris en charge

Le navigateur Internet Explorer que vous utilisez actuellement ne permet pas d'afficher ce site web correctement.

Nous vous conseillons de télécharger et d'utiliser un navigateur plus récent et sûr tel que Google Chrome, Microsoft Edge, Mozilla Firefox, ou Safari (pour Mac) par exemple.
OK